
Biographie universelle ancienne et moderne Sainte Hildegarde, née dans le diocèse de Mayence, sur la fin du XIème siècle, mena d'abord pendant plusieurs années la vie de recluse, puis fonda, près de Binghen sur le Rhin, le
monastère du mont St-Rupert, dont elle fut la première
abbesse. On n'y recevait que des personnes d'un certain rang et d'une condition libre, afin d'éviter les jalousies qui ne se forment que trop souvent dans les monastères les plus saints entre celles qui sont d'une naissance trop disproportionnée. Elle eut des visions qui la mirent en très grande considération, mais qui trouvèrent aussi des gens peu crédules. Ce fut pour dissiper tous les doutes que le
concile de trèves, en 1147, fit examiner ces visions, et que le pape Eugène III en autorisa la publication : elles sont écrites d'un style vif et figuré. La dernière édition est de Cologne, 1628. Cette sainte était en relation de lettres avec les plus grands personnages de son temps : ce commerce épistolaire est imprimé dans la
Bibliothèque des Pères, édition de 1677, et dans la grande collection de D. Martène. Ces lettres roulent sur toute sorte de sujets de
mysticité, de morale et de
théologie. On a encore d'Hildegarde un commentaire sur la règle de
saint Benoît, où elle soutient que ce saint
patriarche n'a point défendu la viande légère à ses religieux, mais seulement celle qui est trop substantielle. Toutes ses uvres ont paru à Cologne, 1566, in-4°. Elle est un des premiers auteurs qui aient expliqué l'Ecriture dans des sens mystiques. On a réimprimé plusieurs fois son recueil de remèdes pour diverses maladies. Elle mourut en 1178.
(Biographie universelle ancienne et moderne - Tome 19 - Page 429) Dictionnaire universel d'histoire et de géographie de Bouillet Sainte Hildegarde, abbesse de St-Rupert, près de Binghen sur le Rhin, née vers 1100, dans le diocèse de Mayence, morte en 1178, eut des visions, qu'elle consigna par écrit, et rédigea, en outre, sur des sujets de mysticité, de morale ou de théologie, des lettres et des traités qui eurent beaucoup de
vogue. On a réuni ses uvres à Cologne, en 1566. On l'honore le 17 septembre.
Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d'histoire et de géographie, 20ème édition (1866), p. 874.